• actualités politiques

    La comparaison est sans doute exagérée mais les faits cités ne peuvent que nous interpeller. Ils  montrent que les médias et une partie de la gauche n'ont quand même pas été critiques par rapport à bien des agissements de Macron. Le seront-ils dans l'avenir ?

  • Une gauche à reconstruire avec ses électeurs

     

    Pour les élections de 2017 peut-on affirmer que l'avenir de la gauche soit compromis du seul fait que ses dirigeants actuels ne défendent pas les orientations d'une politique dont ils se réclament ? Cette affirmation fait l'impasse sur une évolution de la gauche qui, bien avant Hollande, souffrait déjà d'avoir laissé échapper son pouvoir de régulation au profit de l'économie et de la finance. L'OMC de 1995 avait permis au marché d'imposer ses lois aux représentants des divers pays. Des lois que l'Europe avec la participation de la gauche, n'a pas rejetées.

    Ainsi les inégalités ont pris une importance démesurée avec 1% de la population mondiale qui possède 51% des richesses de la planète. Bien sûr notre système est remis en cause notamment par le développement d'expériences alternatives. Mais, force est de constater que notre société civile ne permet pas de contraindre la classe politique à changer de comportements. Il faut aussi s'interroger sur les 99% de la population de notre planète et sur leur façon de se partager les 49% des richesses restantes.

    Ne critiquons nous pas un système tout en l'alimentant par notre façon de vivre, de consommer et de bien d'autres habitudes dans nos relations à l'autre ? Des habitudes que nous refusons  de remettre en cause. Ces dernières décennies bien des électeurs de gauche ont tablé sur une croissance permettant à l'ouvrier tout comme au cadre d'accéder à un meilleur niveau de consommation et d'épanouissement personnel, sans s'opposer véritablement à l'installation d'une société où les inégalités prenaient de l'importance.

    Sans doute qu'un partie importante de la gauche s'est beaucoup rapprochée de la droite, qu'il y a mille raisons de critiquer ses dirigeants politiques, qu'il en existe encore plus de convenir que le maintien de la gauche au pouvoir en 2017 serait la pire des éventualités... après toutes les autres. Mais, de façon générale la classe politique ne pourra se reconstruire qu'au prix d'un changement significatif de ses comportements au travers d'autres formes d'engagements. Il est possible d'aller dans ce sens en exigeant de l'ensemble des candidats à la présidentielle, comme aux législatives de 2017 de ne s'engager que pour un seul mandat non renouvelable, et de faire en sorte de modifier la constitution pour que ce renouvellement ne soit plus permis. J'ai évoqué cette possibilité dans mon dernier livre et estimé que ce serait une réelle avancée.

    Cependant, en exigeant de sortir de la politique professionnelle, nos futurs élus pourront-ils répondre aux attentes de leurs électeurs s'il n'y a qu'un mouvement social divisé ? Les différents acteurs de la société civile, syndicats, associations intellectuels... se doivent de répondre à cette question. Ils ne peuvent faire l'économie de véritables débats sur leurs différentes positions afin de s'accorder sur certaines priorités (démocratie, emploi, Europe et international, fiscalité...) pour émettre des exigences aux futurs candidats à la présidentielle et aux législatives. Ainsi, les syndicats sans renier leurs propres sensibilités, doivent se donner comme impératif de parvenir à ce type de rapprochement.

     Alors demandons à nos candidats aux élections de 2017 de rompre avec la politique professionnelle et contribuons à inciter les nombreux acteurs de la société civile de travailler à s'accorder sur des priorités communes comme celle de l'accès à l'emploi décent pour tous. La solidarité et la fraternité c'est sans doute aussi, au delà de nos différences s'accorder pour construire ensemble une gauche alternative à notre société basée sur la réussite de destins individuels


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  • Plus le temps passe, plus la nécessité d'un candidat unique de la gauche se fait sentir, que ce soit au niveau des partisans de la primaire à gauche, ou dernièrement  à la fête de l'Huma et  au rassemblement de l'aile gauche du PS. Si cette idée ne peut finalement se concrétiser c'est que leurs auteurs ne peuvent sortir de leurs contradictions.

    Certes il y a les divergences sur les programmes des différents candidats, certains sont plus préoccupés par les problèmes environnementaux, d'autres le sont plutôt sur les problèmes sociaux, parmi ceux-ci certains en appellent à plus de croissance.

    Mais, il s'agit avant tout d'une compétition, d'une lutte des places et il n'y aura sans doute pas de candidat unique. Nous risquons fort de nous retrouver avec un gouvernement plus autoritaire et plus inégalitaire qu'aujourd'hui avec une opposition de gauche éparpillée et affaiblie.

    Pour remédier à cet affaiblissement de la gauche on ne fera pas l'économie de débats, bien au delà de la campagne électorale, en s'attaquant aux causes profondes des carences de toutes les composantes de la gauche et en exigeant d'autres façon de représenter la population d'abord par l'abandon de la politique professionnelle.

     

     

            


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