• quelles alternatives pour la gauche ?


    Ces alternatives existent mais,

    préoccupée à mener un candidat au pouvoir, la rhétorique électorale fait plus appel à nos peurs qu'à nos besoins de faire société. 

    Nous nous retrouvons ainsi avec des candidats dotés d'une facilité d'oublier les vrais causes de nos difficultés, notamment celle du niveau intolérable des inégalités avec une richesse insolente qui côtoie la pauvreté. Ils préfèrent par exemple répondre aux populations qui sont dans la précarité ou à celle qui a peur de s'y retrouver, en pointant l'excès de nos dépenses publiques qui serait lié au nombre trop important de fonctionnaires.

    D'autres vont jouer sur les divisions au sein des populations, oubliant les véritables causes de nos problèmes d'emploi pour attribuer aux chômeurs un manque de courage à trouver un travail. Ils oublient aussi les causes des tragédies que vivent des millions de réfugiés en proposant de fermer nos frontières en réponse à la peur de certains électeurs.

    Si certains candidats dénoncent un certains nombre de causes des inégalités sociales et de la dégradation à notre environnement en proposant des alternatives pour y remédier, il est à craindre que leurs comportements empreints de leurs ambitions personnelles nous jouent de mauvais tours.

    En fait, la gauche alternative n'est pas exempte des contradictions au sein de la classe politique et ce phénomène reflète aussi celles de l'ensemble de notre société en perte de repaires de ses relations à l'autre.

     Alors agissons en tant que citoyen, au sein de nos syndicats et associations, afin d'exiger de chacun des candidats  qu'il s'engage sur les entorses à la  démocratie, des mesures contre les inégalités (chômage, pauvreté, précarité...) et contre les atteintes à la santé de l'homme et à son environnement. (voir page suivante)

    Plus généralement les porteurs d'alternatives existent, encore faut-il qu'ils aient de meilleurs rapports entre eux pour mieux se faire connaître. C'est aussi là un des maillons faibles de la gauche.