• Pendant quelque temps, j'ai parlé de mes livres sur ce site mais, bien vite j'ai été accaparé par d'autres questions sociales, par d'autres façons de répondre aux problématiques posées dans mes deux livres.

    Peut-être n'y aura-t-il pas un troisième car, l'écriture me motive aussi à échanger avec mes proches et j'ai des difficultés à courir plusieurs lièvres à la fois d'autant qu'il existe tellement de livres intéressants.     


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  • Des syndicats mieux reconnus qui doivent travailler ensemble   

     

     En dehors d'épisodes fortement médiatisées, les syndicats ne sont plus assez connus ni reconnus dans la société, par exemple par les jeunes en apprentissage qui vont bientôt rapidement connaître le monde du travail, qui n'ont pas d'occasion de connaître le rôle et l'histoire du syndicalisme.

    Lorsque l'on parle des syndicats en général c'est parfois pour les ranger derrière un qualificatif peu élogieux, ainsi « Quand il y a une grève en France personne ne s'en aperçoit » disait Sarkozy en 2008, lorsqu'il était président. Ceci étant, le paysage syndical français est très composite, il existe un groupe de syndicats réformateurs et un autre plus contestataire, c'est un peu ce qu'on a pu voir lors de leurs réactions au projet de loi El Khomri. En fait dans mon livre je ne les ai pas abordées car il y avait trop à dire et qu'il m'aurait fallu plus de pages et sans doute aussi plus de recul, j'ai terminé ce livre en fin mars 2016, du moins avant les corrections.

    Bien entendu il y a des différences entre la CFDT et la CGT mais, trop souvent, lorsque mon interlocuteur me parle de ce problème, c'est avec passion, il s'agit alors de LA CFDT qui est condamnée en bloc parce qu'elle s'était contentée de négocier certains aspects du projet de loi, ou alors de LA CGT en la condamnant également en bloc parce qu'il était en désaccord avec ses méthodes d'action. Si on en reste là, c'est la division syndicale à perpétuité, il n'y a plus aucun espoir.

    En fait la CFDT a fait le choix de la négociation dans le cadre d'une politique réformiste et il me semble difficile d'évoluer dans notre société sans recourir à cette façon de faire. D'un autre côté la CGT a fait un autre choix, celui de la contestation de certains aspects de la loi qui relevaient d'une volonté du gouvernement d'opter pour des mesures favorisant la concurrence entre salariés, et il me semble également difficile d'évoluer dans notre société sans recourir à ce type de contestation.

    De penser que le réformisme peut, tout seul, sans la contestation obtenir des résultats significatifs dans le contexte actuel relève de l'utopisme, et croire que l'on peut avancer avec la seule contestation l'est tout autant. Schématiquement, la CGT et la CFDT ont besoin l'un de l'autre. S'ils ne sont pas aujourd'hui capables de fraterniser parce qu'ils ont des conceptions différentes sur certaines questions comment pourront-ils le faire avec des salariés non organisés qui ont parfois des conceptions bien plus éloignées des leurs.

    En fait, les réformes ont la double caractéristique d'être nécessaires et en même temps de constituer des adaptations à la politique néolibérale. La contestation elle allie également la remise en cause de ce système avec une certaine volonté que rien ne bouge dans ce même système, notamment la législation actuelle qui est néfaste pour la population souffrant le plus de la précarité. Réforme et contestation ont donc besoin de se rejoindre pour mettre en place de véritables alternatives.


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  • Une gauche à reconstruire avec ses électeurs

     

    Pour les élections de 2017 peut-on affirmer que l'avenir de la gauche soit compromis du seul fait que ses dirigeants actuels ne défendent pas les orientations d'une politique dont ils se réclament ? Cette affirmation fait l'impasse sur une évolution de la gauche qui, bien avant Hollande, souffrait déjà d'avoir laissé échapper son pouvoir de régulation au profit de l'économie et de la finance. L'OMC de 1995 avait permis au marché d'imposer ses lois aux représentants des divers pays. Des lois que l'Europe avec la participation de la gauche, n'a pas rejetées.

    Ainsi les inégalités ont pris une importance démesurée avec 1% de la population mondiale qui possède 51% des richesses de la planète. Bien sûr notre système est remis en cause notamment par le développement d'expériences alternatives. Mais, force est de constater que notre société civile ne permet pas de contraindre la classe politique à changer de comportements. Il faut aussi s'interroger sur les 99% de la population de notre planète et sur leur façon de se partager les 49% des richesses restantes.

    Ne critiquons nous pas un système tout en l'alimentant par notre façon de vivre, de consommer et de bien d'autres habitudes dans nos relations à l'autre ? Des habitudes que nous refusons  de remettre en cause. Ces dernières décennies bien des électeurs de gauche ont tablé sur une croissance permettant à l'ouvrier tout comme au cadre d'accéder à un meilleur niveau de consommation et d'épanouissement personnel, sans s'opposer véritablement à l'installation d'une société où les inégalités prenaient de l'importance.

    Sans doute qu'un partie importante de la gauche s'est beaucoup rapprochée de la droite, qu'il y a mille raisons de critiquer ses dirigeants politiques, qu'il en existe encore plus de convenir que le maintien de la gauche au pouvoir en 2017 serait la pire des éventualités... après toutes les autres. Mais, de façon générale la classe politique ne pourra se reconstruire qu'au prix d'un changement significatif de ses comportements au travers d'autres formes d'engagements. Il est possible d'aller dans ce sens en exigeant de l'ensemble des candidats à la présidentielle, comme aux législatives de 2017 de ne s'engager que pour un seul mandat non renouvelable, et de faire en sorte de modifier la constitution pour que ce renouvellement ne soit plus permis. J'ai évoqué cette possibilité dans mon dernier livre et estimé que ce serait une réelle avancée.

    Cependant, en exigeant de sortir de la politique professionnelle, nos futurs élus pourront-ils répondre aux attentes de leurs électeurs s'il n'y a qu'un mouvement social divisé ? Les différents acteurs de la société civile, syndicats, associations intellectuels... se doivent de répondre à cette question. Ils ne peuvent faire l'économie de véritables débats sur leurs différentes positions afin de s'accorder sur certaines priorités (démocratie, emploi, Europe et international, fiscalité...) pour émettre des exigences aux futurs candidats à la présidentielle et aux législatives. Ainsi, les syndicats sans renier leurs propres sensibilités, doivent se donner comme impératif de parvenir à ce type de rapprochement.

     Alors demandons à nos candidats aux élections de 2017 de rompre avec la politique professionnelle et contribuons à inciter les nombreux acteurs de la société civile de travailler à s'accorder sur des priorités communes comme celle de l'accès à l'emploi décent pour tous. La solidarité et la fraternité c'est sans doute aussi, au delà de nos différences s'accorder pour construire ensemble une gauche alternative à notre société basée sur la réussite de destins individuels


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  • Plus le temps passe, plus la nécessité d'un candidat unique de la gauche se fait sentir, que ce soit au niveau des partisans de la primaire à gauche, ou dernièrement  à la fête de l'Huma et  au rassemblement de l'aile gauche du PS. Si cette idée ne peut finalement se concrétiser c'est que leurs auteurs ne peuvent sortir de leurs contradictions.

    Certes il y a les divergences sur les programmes des différents candidats, certains sont plus préoccupés par les problèmes environnementaux, d'autres le sont plutôt sur les problèmes sociaux, parmi ceux-ci certains en appellent à plus de croissance.

    Mais, il s'agit avant tout d'une compétition, d'une lutte des places et il n'y aura sans doute pas de candidat unique. Nous risquons fort de nous retrouver avec un gouvernement plus autoritaire et plus inégalitaire qu'aujourd'hui avec une opposition de gauche éparpillée et affaiblie.

    Pour remédier à cet affaiblissement de la gauche on ne fera pas l'économie de débats, bien au delà de la campagne électorale, en s'attaquant aux causes profondes des carences de toutes les composantes de la gauche et en exigeant d'autres façon de représenter la population d'abord par l'abandon de la politique professionnelle.

     

     

            


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    - Le 16 septembre 2015 à 18 heures 30

     À la Maison Internationale de Rennes 7 quai Chateaubriand 35000 Rennes


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