• s'exprimer démocratiquement

     

    Nous savons tous que des réformes sont nécessaires pour parvenir à un fonctionnement plus démocratique de nos institutions

     

     

    Proposition N° 1. Redonner un pouvoir aux populations par un véritable accès à la citoyenneté pour toutes les catégories sociales. Une bonne partie de la population n’éprouve aucun intérêt pour la politique au regard du  décalage entre les discours et les comportements de nombre de nos élus nationaux qui s’accrochent à leurs mandats.
        Il s’agit de mettre un terme à la professionnalisation de la politique en limitant le nombre de mandats. Pour autant le principe du tirage au sort qui est parfois évoqué ne nous semble pas approprié à la complexité du mandat mieux vaut dans ce cas s’intéresser aux fondamentaux  de la politique avant l’exercice d’un mandat.
        L’idéal c’est qu’un mandat politique soit la suite logique d’une activité bénévole lors d’un  engagement associatif ou syndical.  Car, au niveau syndical la professionnalisation a aussi des effets pervers sur le fonctionnement de l’institution. La professionnalisation diminue toujours la possibilité d’un plus grand nombre à s’impliquer d’autant plus qu’elle amplifie le phénomène culturel de la division du travail et de la spécialisation des acteurs politiques et sociaux, et que par là même elle diminue le niveau de motivation citoyenne.


    Proposition N° 2 Impulser des débats fondés le respect de l’autre et la nécessité de revoir le fonctionnement de l’ensemble de nos institutions sociales et politiques. Non seulement dans le domaine politique mais aussi dans celui du social nous avons une propension à attribuer la responsabilité de ce qui ne fonctionne pas à l’autre.
        D’aucuns attribuent ainsi la source de tous nos malheurs à une poignée de profiteurs comme si en dehors de ces derniers il n’existaient pas d’autres sources de domination. Alors qu’il existe tant de richesses et de générosité dans de multiples mouvements politiques et sociaux celles-ci sont parfois étouffées par des attitudes de blocage idéologique, de suffisance ou de nationalisme d’organisation.


    Proposition  N° 3 Donner les possibilités au parlement d’élaborer des mesures de régulation des marchés afin d’éviter des concurrences déloyales. Nous ne sommes pas contre les échanges au sein de l’Europe ni au-delà mais ne voulons pas d’échanges libérés de mesures protectrices des droits des travailleurs ou des consommateurs et respectueuses de l’environnement  
        Nos parlementaires doivent être consultés avant toute ratification d’accord commercial au niveau européen ou international. Ils doivent également l’être dans la plupart des relations que nous initions avec d’autres pays. 

     
    Proposition  N° 4 Construire et mettre en œuvre une politique culturelle émancipatrice. En ne s’attaquant pas au ridicule du fonctionnement de nos institutions, en ne suggérant pas des expériences plus adaptées à nos situations, la culture participe parfois à l’aliénation des populations. Sans ce volet culturel,  une démocratie réellement participative et collaborative n’interpellera que les actuels habituées de l’activisme politique et social et ne permettra pas à l’immense majorité de la population de participer à la chose publique.
        Une politique culturelle émancipatrice se doit aussi s’intéresser aux contenus de l’éducation scolaire et universitaires aux dérives de l’importance accrues aux sciences dites dures par rapport aux sciences humaines à l’hégémonie des conceptions économiques orthodoxes se réclamant des sciences exactes mais aussi à notre conception élitiste de la formation. De même la culture doit   répondre aux préoccupations des catégories les plus fragiles de la populations.


    Proposition  N° 5 : S’accorder sur les premières révisions de la constitution. Celles-ci auront pour objectif de donner une meilleure représentation socio-économique des populations ainsi qu’un meilleur équilibre entre les pouvoirs du Président et celui du parlement. Un mandat laisse place à peu de changement autant donc viser des mesures urgentes permettant une meilleure représentation de la population.
        Au même titre qu’il existe des pénalités à l’encontre des partis au sujet de la parité homme femme, il est possible de l’envisager au sujet de la mixité sociale.
        Il ne s’agit pas seulement de réexaminer les pouvoirs du parlement et du président mais, il est possible d’envisager la tenue des élections législatives avant la présidentielle. L’objectif est de substituer à la culture de l’homme providentiel celle de collectifs qui défendent un certain nombre de valeurs, de cohérences entre le discours et le comportement